Nos actes nous suivent !
St-Constant, 29 avril 2007
Introduction
Notre aujourd’hui individuel et collectif est le résultat d’une multitude de choix.
Les mauvais choix d’une multitude d’humains cédant à leurs convoitises,
à leur cupidité et à leur orgueil ont fait de notre Terre un lieu de plus en plus pollué et rempli de souffrances :
souffrances liées aux bouleversements climatiques, mais plus encore à l’avidité des grands et… de nous tous !
Notre planète devenue « vieille » par l’effet de la mauvaise gestion
qu’en ont fait les fils d’Adam et Ève nous le dit de plus en plus fort !
Le temps est devenu urgent pour les humains de se ressaisir
s’ils ne veulent pas que leur qualité de vie devienne rapidement un précipice vers une mort certaine.
Il est vrai que la Bible nous en a avertis depuis des générations…
Il est vrai aussi que cet état de chose n’est que le résultat des actes qu’ont posés nos semblables de tous les temps.
À chacun de nous de décider
de choisir de faire partie de la solution plutôt que du problème,
de choisir d’être la tête plutôt que la queue,
de choisir d’agir
en nouveauté de vie en Jésus-Christ, affranchis de la loi du péché,
ou en esclaves de la loi du péché qui mène à la mort, la nôtre et celle de bien d’autres !
Vivre, c’est faire constamment des choix… qui mènent
à la disette ou à l’abondance,
à la vie ou à la mort,
tout comme au temps de Moïse où il exhortait les Hébreux à choisir :
Choisis la vie afin que tu vives… leur répéta-t-il maintes fois : Dt 30.19-20.
Quelques exemples de ces choix… au quotidien… aux conséquences… diverses à long terme :
1. Regarder telle émission de télévision contenant des scènes agréables à mes yeux mais néfastes pour ma vie spirituelle,
ou lire un livre édifiant, ou aller me coucher auprès de mon conjoint pour un temps de qualité ?
2. Manger cette nourriture-ci qui plaît à mon palais mais qui est nuisible à ma santé...
ou celle-là qui demande de changer mes habitudes mais qui pourra prolonger mes jours avec une meilleure santé ?
3. Aller à l’église et m’ouvrir à être nourri par la Parole de Dieu…
ou rester tranquillement à la maison et céder à la paresse ?
4. Dépenser telle somme d’argent pour satisfaire mon désir de bien paraître...
ou investir la même somme pour aider un frère au près ou au loin à subvenir aux besoins de sa famille ?
5. Me coucher tard parce que j’aime me prélasser devant la télé sans penser…
puis subir ma fatigue le lendemain sans avoir pris le temps de lire ma bible…
ou me coucher tôt pour avoir du temps avec Dieu le lendemain matin et passer une journée en forme et bien disposé ?
6. Dire telle parole qui va blesser comme un glaive…
ou prononcer une parole de bénédiction qui va apporter une grâce à mon conjoint, à mes enfants,… ?
7. Nourrir mes pensées de ce que le monde me propose dans le but de satisfaire mes sens et mon orgueil…
en me suggérant que je le mérite bien (!)…
ou… les nourrir de ce qui est beau, noble, digne d’approbation ?
On pourrait multiplier les exemples à l’infini… Regardons dans la Parole…
Adam par sa décision et son consentement à manger le fruit présenté par Ève
précipite l’humanité dans la Chute et la mort !
Caïn par son refus de dominer le péché qui couche à sa porte tue son frère Abel…
et se voit « maudit de la terre »...
Hénoc choisit de marcher avec Dieu… et échappe à la mort parce que « Dieu le prit »…
Noé choisit de vivre de manière « juste et intègre, dans son temps »…
alors que toutes les pensées de ses contemporains se portent chaque jour vers le mal !
Il trouve ainsi « grâce aux yeux de l’Éternel »… et est sauvé du jugement du déluge.
Abraham fléchit dans sa foi en écoutant la suggestion de sa femme,
et couche avec Agar en vue d’obtenir la postérité promise par Dieu…
Il en découle la naissance d’Ismaël… dont les descendants sont une épine constante
pour les descendants d’Isaac, le fils de la promesse, venu en Son temps.
Ésaü perd son droit d’ainesse pour lui avoir préféré le soulagement de sa faim momentanée…
Jacob paie cher d’avoir écouté la voix de sa mère…
plutôt que de faire confiance à Dieu pour obtenir la bénédiction de son père :
il doit fuir au loin… et subit de longues déceptions en conséquence de ses actes antérieurs.
Moïse agissant par ses propres forces plutôt que de se tourner vers Dieu
face aux injustices subies par ses frères hébreux…
doit fuir « derrière le désert » pour sauver sa vie.
Akan paie de sa vie et entraîne la lapidation de toute sa famille
pour avoir cédé à sa convoitise devant un beau manteau et quelques pièces d’argent !
Caleb choisit de croire que son Dieu est plus grand que les géants de Canaan,
et capable de donner la victoire à Son peuple.
Il est gardé en vie jusqu’après l’entrée en terre promise… et, à 85 ans, prend possession d’Hébron,
la ville qu’il a visitée près de 45 ans avant, comme espion !
David refuse à deux reprises de tuer le roi Saül qui le poursuit injustement… par jalousie.
Il choisit plutôt de se confier à Dieu pour être secouru dans sa détresse.
C’est ainsi qu’il conserve Sa bénédiction et devient roi d’Israël en Son temps.
David Ce même David, déjà entouré de huit femmes convoite la femme d’Urie, sa voisine,
et couche avec, la mettant enceinte. D’un mal à l’autre, il fait tuer Urie…
Bien sûr, il obtient le pardon de Dieu au moment où il s’humilie…
mais, ses actes le suivent et constituent un mauvais exemple pour ses fils,
dont l’un – Amnon – couche avec Tamar et l’autre – Absalom – tue le coupable…
Qui sème le vent récolte la tempête ! Même si la grâce de Dieu est là,
la vie n’est plus la même suite à nos égarements.
Osée 8.1-14 Qui se compromet avec le monde alors qu’il connaît Dieu
ne peut que s’attirer la correction de Dieu !
Qui vit dans la soumission à Dieu
ne peut que récolter la bénédiction de Dieu !
Asa fait confiance à Dieu et est délivré de l’armée de Zérach, l’Éthiopien,
une armée d’un million d’hommes… et même, recueille un grand butin (2 Ch 14.8-12).
Plus tard, il choisit de faire alliance avec le roi Ben-Hadad de Syrie
pour se protéger contre le roi Baescha d’Israël…
Voici ce que lui dit le prophète Hanani de la part de l’Éternel : 2 Ch 16.8-9.
Un règne bien commencé finit mal parce qu’Asa choisit de mettre sa confiance
dans une ressource humaine au lieu de continuer de faire confiance à son Dieu !
Josaphat refuse de chercher les baals mais choisit de marcher dans les voies de son père Asa et de son ancêtre David.
Il entraîne un réveil dans le royaume de Juda (du sud).
Alors qu’il est attaqué par les Ammonites et les Moabites, il choisit de faire pleinement confiance
à Dieu : O notre Dieu, n’exerceras-tu pas tes jugements sur eux ?
Car nous sommes sans force devant cette multitude nombreuse qui s’avance contre nous,
et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi (2 Ch 20.12).
Il est miraculeusement délivré de leurs attaques dans sa marche avec Dieu… alors que ses ennemis s’entretuent :
Josaphat et son peuple vinrent piller leurs dépouilles :
ils y trouvèrent, en grand nombre, des biens, des cadavres et des objets précieux.
Ils en enlevèrent tant qu’ils ne purent tout emporter.
Ils mirent trois jours au pillage du butin, car il était considérable (2 Ch 20.25)…
La terreur de l’Éternel s’empara de tous les royaumes des (autres) pays,
lorsqu’ils apprirent que l’Éternel avait combattu contre les ennemis d’Israël.
Le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos de tous côtés…
Il marcha dans la voie de son père Asa et ne s’en écarta pas,
faisant ce qui est droit aux yeux de l’Éternel (2 Ch 20.29-30).
Dans le Nouveau Testament, quelques exemples parmi tant d’autres :
Judas choisit de s’attacher à l’argent plutôt qu’à Jésus qui l’a pourtant appelé à Le suivre.
Cet attachement finit par le conduire à Le trahir… et à le faire sombrer dans le désespoir.
Bien sûr que s’il avait choisit – même après sa trahison – de revenir à Dieu,
il aurait pu expérimenter Sa miséricorde…
Il a plutôt choisit la voie de son orgueil cupide et a fini par se pendre !
Pierre ne fait pas mieux que Judas en reniant Jésus trois fois.
Mais, il choisit de s’en remettre à Sa miséricorde en reconnaissant sa lâcheté.
Jésus le réhabilite et lui accorde un grand ministère dans la construction de Son église !
Paul et Silas se retrouvent chargés de coups et emprisonnés à Philippe après avoir pourtant
suivi la voix du Saint-Esprit les conduisant en Macédoine (cf. Ac 16.7-10).
Là, au milieu de la nuit, ils choisissent de prier et de chanter les louanges de Dieu
dans leurs circonstances – plutôt que de se plaindre de leur sort…
Ac 16.26-34 : un événement déroutant mais non décevant, comme c’est toujours le cas
quand on choisit de garder les yeux sur le Seigneur en toutes circonstances :
leur geôlier d’abord déboussolé… finit par se convertir… ainsi que toute sa famille !
Hé 12.12 Fortifiez donc vos mains languissantes et vos genoux affaiblis;
12.13 et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas,
mais plutôt se raffermisse.
12.14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.
12.15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume,
poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés;
12.16 à ce qu’il n’y ait ni impudique, ni profane comme Esaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse.
12.17 Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté,
quoiqu’il la sollicitât avec larmes ; car son repentir ne put avoir aucun effet.
Nos pieds défaillants doivent retrouver les voies droites de la vie du disciple et s’y maintenir
si nous voulons bien finir la course et remporter le prix de la victoire…
parce que nous aurons mené le bon combat…
jusqu’au bout tout en étant une source d’encouragement pour les autres :
G.H. Lang (cf. Bible Online) donne cette magnifique illustration :
Un voyageur fatigué par la route et épuisé par la tempête se tient découragé et sans force.
Ses épaules sont courbées, ses mains sont inertes, ses genoux tremblent et commencent à fléchir.
Il est près d’abandonner et de s’écrouler sur le sol.
Mais quelqu’un à la mine rassurante et avec un gentil sourire s’approche de lui.
D’une voix ferme, il lui dit :
« Courage, redresse-toi, bouge tes membres, ressaisis-toi !
Tu as déjà parcouru un long chemin; ne perds pas le fruit de tous tes efforts !
Une demeure magnifique t’attend au bout du voyage.
Regarde, voici la route la plus directe qui y conduit; continue tout droit !
Demande au Divin Médecin de guérir tes membres boiteux. [...]
Ton Précurseur a parcouru la même route difficile jusqu’au palais de Dieu.
D’autres avant toi ont achevé la course ! D’autres sont en route.
Tu n’es pas seul ! Hâte le pas et toi aussi tu atteindras le but et tu remporteras le prix ! »
Ce que sont, pour la vie du corps, des mains affaiblies, des genoux fléchissant qui rendent tout l’homme boiteux,
c’est ce qu’est pour la vie de l’âme un relâchement général dans notre marche avec Dieu ;
des doutes qui obscurcissent et paralysent la foi ;
des infidélités dans la conduite qui éloignent de la communion avec Dieu,…
Il y a un remède à ce mal redoutable, c’est celui que conseille l’auteur de l’épître aux Hébreux :
faites à vos pieds des sentiers droits,
c’est-à-dire, ôtez de votre chemin tout ce qui serait pour vous occasion de chute.
Soumettez votre âme à une discipline vigilante.
Sans cela, il y a danger qu’étant déjà boiteux, avançant avec difficulté (partagés entre Dieu et le monde),
vous ne sortiez tout à fait du droit chemin;
alors le mal pourrait être sans remède comme ce fut le cas pour Ésaü :
Son exemple nous suggère que s’éloigner de Christ est le fruit de ceux qui préfèrent les joies de la chair
à la bénédiction de Dieu et à l’héritage céleste.
« Ce serait bien en accord avec l’humeur de l’homme profane que de désirer la bénédiction,
tout en méprisant les moyens par lesquels la bénédiction doit être obtenue.
Mais Dieu ne veut pas séparer les moyens de la bénédiction, ni joindre la bénédiction
à la satisfaction des convoitises de l’homme.
Lorsque l’on recherche la miséricorde et la bénédiction de Dieu avec un soin attentif
on les obtient toujours. » Henry CCF
Conclusion
Tout ce que nous avons DÉCIDÉ jusqu’à ce jour… a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui.
Tout ce que nous déciderons à partir de ce jour… affectera ce que nous serons dans la suite.
Oui, nous pouvons nous préparer un avenir heureux, en marchant au jour le jour dans les voies de Dieu !
Oui, nous pouvons par nos actes être des constructeurs de ponts ou des fossoyeurs,
Et même… nos paroles, une fois prononcées deviennent des « actes » créateurs ou destructeurs !
Oui, nous pouvons par nos choix être
de ceux qui font jaillir la Lumière et le Royaume ou…
de ceux qui perpétuent les ténèbres et suivent l’humanité vers sa perte !
Alors, comme dit la bible : ne nous laissons pas vaincre par le mal
mais triomphons du mal en poursuivant le bien !...
Soyons fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux
en faisant des choix et
en posant des actes selon le cœur de Dieu.
Nous récolterons en Son temps selon ce que nous aurons semé, une riche moisson de bénédictions,
que ce soit dans ce siècle-ci ou
dans le siècle à venir où notre Seigneur règnera avec tous ceux qui auront
aimé Son avènement et…
agi en conséquence !
Oui, rappelons-nous que notre travail – et notre persévérance à bien faire – dans le Seigneur… ne sont pas vains !
1 Co 15.58 Ainsi, mes frères bien–aimés, soyez fermes, inébranlables,
progressez toujours dans l’œuvre du Seigneur,
sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.
Ne recevons pas la grâce de Dieu en vain, mais saisissons par la foi le « pouvoir et le faire »
qu’Il met à notre disposition en chacun de nous !
1 P 5.10 Le Dieu de toute grâce, qui, en Christ, nous a appelés à Sa gloire éternelle,
après que nous aurons souffert un peu de temps,
nous formera Lui–même,
nous affermira,
nous fortifiera,
nous rendra inébranlables.
À Lui soit la gloire aux siècles des siècles !